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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:09
Steven Commander, End-User Business Manager, HID Global

Steven Commander, End-User Business Manager, HID Global

Avis d’expert HID Global

Face à des étudiants férus de nouvelles technologies les critères d’adoption de ces technologies par les établissements d’enseignement ont évolué. Ainsi, les directions des campus se fixent, entre autres priorités, d’exploiter les capacités des cartes d’étudiants dans des applications pratiques au quotidien non seulement sur site, mais aussi hors des sites universitaires, tout en assurant la sécurité du campus de la manière la plus économique qui soit. Certaines orientations phares conditionnent le déploiement et la gestion des cartes d’étudiants dans l’enseignement supérieur, depuis la carte unique donnant accès à plusieurs services ou plusieurs sites jusqu’à son utilisation comme outil pour renforcer la sécurité et les ressources pédagogiques.

Premièrement, s’il est une tendance qui a le vent en poupe au sein de l’Union européenne (UE), c’est bien la « mobilité d’apprentissage », qui permet à des étudiants de poursuivre leurs études dans plusieurs universités. Elle suppose d’effectuer un séjour à l’étranger ou dans des universités en Europe et est portée par des initiatives récentes comme celle des ministres de l’UE qui ont convenu de doubler, d’ici à 2020, la proportion de jeunes qui étudient à l’étranger pour la porter à 20 %. De ce fait, la délivrance d’une seule et même carte d’étudiant, exploitable sur plusieurs établissements universitaires, est primordiale. Par ailleurs, des études réalisées par l’ECCA(European Campus Card Association) ont mis en exergue un impératif d’interopérabilité et de mobilité à l’échelle de l’UE. Les principaux avantages induits consisteraient à faciliter l’accès sécurisé à tout un éventail de services universitaires et à assurer de surcroît une mobilité académique, en permettant des échanges d’informations entre établissements d’enseignement au moyen d’une carte d’identification unique.

Deuxièmement, l’utilisation de terminaux mobiles/smartphones gagne également du terrain pour diverses applications qui se substituent à la carte d’étudiant classique. Certaines universités américaines telles que l’ASU (Arizona State University) démontrent dans quelle mesure des établissements de ce type peuvent proposer un accès mobile à partir d’un smartphone, en remplacement ou en complément de cartes à puce sans contact classiques. Le projet pilote d’accès mobile de l’ASU, mis en chantier par HID Global, s’est avéré concluant et a permis d’embarquer des clés numériques sécurisées sur des smartphones. Si les étudiants ont été séduits par le principe, l’université, elle, y a gagné au change au travers d’une procédure simplifiée de gestion des cartes. Néanmoins, à court comme à moyen terme, les solutions de contrôle d’accès mobiles devraient coexister avec les cartes d’identification sur la plupart des sites universitaires, le choix appartenant aux établissements de mettre en œuvre des cartes à puce et/ou des terminaux mobiles.

L’utilisation de cartes d’étudiants en dehors du site universitaire, pour plus de commodité, est également très appréciée. Il peut s’agir, par exemple, de recourir à des cartes universitaires sur différents sites implantés dans divers pays, ou de se servir de la carte d’étudiant comme d’une carte de retrait, comme le propose le géant bancaire Santander. Les cartes universitaires peuvent aussi être utilisées dans les transports en commun afin d’éviter la délivrance de titres supplémentaires. La plupart des scénarios d’utilisation en dehors du site universitaire sont fonction des relations établies entre universités, prestataires externes et pouvoirs publics (variables d’un pays à l’autre).

Du point de vue opérationnel et logistique, il importe, plus que jamais, de disposer d’un processus efficace de création de badges avec photo, dont le produit puisse à la fois servir de badge d’identification de l’étudiant en milieu universitaire et de carte d’étudiant internationale (ISIC). Aujourd’hui, l’émission des cartes d’étudiants relève, suivant les pays, d’une procédure centralisée ou décentralisée. La seconde est un gage de souplesse et d’efficacité pour la délivrance de gros volumes de cartes aux étudiants chaque année. Des imprimantes pouvant être mises à niveau sur site, capables de répondre en permanence à l’évolution des besoins, se révèlent en outre incontournables. Par ailleurs, il est essentiel d’intégrer des technologies visuelles et logiques qui assureront une authentification fiable et empêcheront les falsifications. Côté administrateurs, il devrait être aisé de synchroniser les informations d’encodage de carte avec la base de données des effectifs étudiants inscrits, et d’écarter ainsi d’éventuelles erreurs.

Au chapitre de la gestion sécurisée des visiteurs, l’une des orientations consiste à disposer de cartes d’accès dédiées susceptibles d’être gérées, suivies et contrôlées régulièrement, mais aussi activées ou désactivées en fonction des besoins via un système de gestion des visiteurs. Par ailleurs, les universités étant, en général, des environnements ouverts, il est devenu essentiel de collecter les données des visiteurs plus rapidement, précisément et automatiquement, afin de lutter contre le vol, le vandalisme et les autres risques susceptibles d’être encourus.

Le développement des universités est marqué par une autre évolution importante : faire en sorte que les étudiants puissent se servir de leurs cartes d’identification pour accéder à tous types de bâtiments, anciens et nouveaux, ou les utiliser d’un campus à l’autre. Il faudrait, par conséquent, que le système de contrôle des accès et ses équipements (lecteurs et badges) prennent en charge l’utilisation d’une carte universitaire unique, interopérable, ultra-adaptable et faisant partie intégrante d’une plate-forme de contrôle des accès ouverte et normalisée.

Les cartes d’étudiant sont parfois utilisées comme outils pour effectuer des signatures électroniques pour renforcer la sécurité et protéger les ressources pédagogiques. Il s’agit là d’un gain de temps et d’argent puisqu’aux onéreuses et fastidieuses procédures de signature et de validation « papier » se substituent des solutions économiques, rapides et entièrement numériques. Autre facteur justifiant leur utilisation : la conformité aux réglementations et directives sur la protection et la vie privée telles que définies par le droit européen (notamment la directive de l’UE relative à la protection des données à caractère personnel). Les signatures numériques peuvent être stockées en toute sécurité sur des cartes à puce universitaires et être exploitées par les personnels ou les étudiants pour apposer des signatures numériques sur des documents importants, résultats d’examens et travaux de laboratoire par exemple.

Ces tendances devraient s’accélérer à mesure que les établissements d’enseignement supérieur s’évertuent encore et toujours à faciliter la tâche des étudiants, administratifs et enseignants en leur permettant d’accéder à de multiples applications sans compromettre la sécurité.

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Published by Décideur Public - Systèmes d'Information - dans Avis d'Expert
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