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Mercredi 27 juin 2012 3 27 /06 /Juin /2012 09:08

Olivier Léal L’environnement « virtualisé » du cloud computing nécessitant de sortir du schéma traditionnel d’exploitation des ressources machine vers une logique purement applicative, impose des profils mixtes, à mi-chemin entre l’administration et le développement. De quoi freiner les vocations. A tort.

C’est la nouvelle frontière. En déportant sur des serveurs distants des stockages et des traitements informatiques traditionnellement localisés sur des serveurs locaux ou sur les postes utilisateurs, le cloud computing modifie en profondeur la gestion des ressources systèmes des entreprises. En s’affranchissant de la lourdeur des parcs de machines, ce dernières acquièrent en effet une élasticité, une modularité et une extensibilité des ressources serveurs qui impactent radicalement leur modèle économique. Mais voilà. Largement discernés par les entreprises, les avantages du cloud computing sont encore insuffisamment appréhendés par les administrateurs des systèmes d’informations eux-mêmes, qui peinent encore à se positionner sur ce type d’expertise. D’où un décalage croissant entre des besoins exponentiels et une relative rareté des praticiens.

En réalité, cette frilosité des informaticiens à se projeter dans ce type de poste tient à l’absence de définition de l’expert cloud, dont le périmètre d’activité et le rôle restent encore à formaliser.

En cause, la nécessité de repenser le gestion des ressources systèmes dans une logique purement applicative, et non plus comme des machines physiques qu’il convient d’assembler et d’administrer, brouille les repères habituels.

Car l’expert cloud doit non seulement savoir coder, mais aussi détenir les compétences systèmes nécessaires pour maîtriser les principes logiques des infrastructures.

Un programmeur et un administrateur à la fois

Et c’est bien là le problème. A mi-chemin entre l’administration de systèmes et le développement applicatif, le cloud computing fait appel à des profils mixtes à même de combiner des expertises, voire des cultures professionnelles, jusqu’à présent cloisonnées.

Le savoir-faire requis ne rentre donc pas dans les cases habituelles, ne correspond (encore) à aucune formation dédiée et bride en retour les vocations professionnelles. Voilà pourquoi les développeurs, tout comme les administrateurs systèmes, ne se reconnaissent pas dans cette compétence hybride et se gardent trop souvent de postuler. A tort. Car chaque profil a sa carte à jouer.

L’administrateurdispose des compétences requises pour appréhender le cloud computing dans une logique système, notamment dans sa composante sécurité. Habitué à un rôle clair et à des tâches bien déterminées dans un environnement normalisé, il sera en revanche amené à évoluer dans un contexte peu procédural,  via une démarche empirique nouvelle pour lui. Plus en amont, plus conceptuel, l’architecte applicatif et système devra lui aussi composer avec cette logique de programmation inédite. En particulier, il devra ajouter une dimension d’« intelligence » dans les applications, qui doivent pouvoir s’auto-contrôler (de façon à exploiter en temps réel le nombre de serveurs réellement adapté au besoin du moment). Reste le développeur applicatif, qui devra faire le chemin inverse et se doter de compétences fortes en matière d’architecture système.

En clair, chaque profil a à la fois ses atouts et ses propres limites. Mais au fond, est-ce le problème ? Faute de retours d’expériences suffisantes, faute de doxa, les bonnes pratiques se créent au fil des projets, des travaux de R&D et des veilles personnelles. Aucun profil n’étant a priori exigé, c’est donc d’un état d’esprit dont doit faire preuve le candidat à ce type de poste, plus que d’une expertise particulière. N’importe quel administrateur, architecte ou développeur peut se positionner, à la condition d’être aventurier, créatif, curieux, de cultiver un esprit « pionnier ». Car si ce savoir-faire sera tôt ou tard normé, le cloud computing est encore à l’ère du défrichage, où tout reste à inventer et où le champ des possibles est le plus large.

Et le candidat peut voir un grand intérêt à se réorienter vers ce type de poste. Outre la possibilité de se positionner sur un métier dont la rareté des profils assure une sécurité professionnelle durable, il gagnera en autonomie, en liberté de travail, en légèreté dans les modes d’organisation de projets. En s’affranchissant de la tutelle de tout administrateur, en assumant à lui-seul l’administration et les enjeux opérationnels de ses projets, il gagnera en retour des responsabilités élargies, valorisant ainsi son travail. Référents de demain, les experts cloud seront les acteurs de l’émergence de ce nouveau monde IT, dont ils élaboreront une science neuve. Rien de moins.

Par Olivier Léal, Co-directeur de la BU Intégration d'Ysance

 

Par Décideur Public - Systèmes d'Information - Publié dans : Tribune libre
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