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Lundi 25 juin 2012 1 25 /06 /Juin /2012 11:56

BrunoChotin_presse.jpgLe concept d’agilité se pose de plus en Business Intelligence. La BI agile répond en effet à de nouveaux besoins : les utilisateurs ne se contentent plus de consommer des tableaux de bord produits par des tiers. L’écosystème de l’entreprise évolue à grande vitesse et les utilisateurs ont besoin d’autonomie pour découvrir les données et les manipuler le plus rapidement possible. Indépendamment de sa bonne volonté, l’approche du département IT ne sera jamais celle des métiers. Ces derniers ne raisonnent pas comme des informaticiens, en termes de « spécifications » de besoins : ils adoptent couramment une approche heuristique pour parvenir au résultat souhaité tant sur le fond que sur le mode de représentation.

 

Ces nouvelles attentes impliquent de disposer d’outils intuitifs, avec des formations très courtes. Beaucoup d’outils BI traditionnels nécessitent un effort d’abstraction et des connaissances en termes de manipulation de données importants. A l’inverse, des applications ont pu être proposées pré-packagées et prêtes à l’emploi, sans formation nécessaire. Leur défaut est cependant de se retrouver très vite obsolètes face aux nouveaux usages. Cela ne veut pas dire que ces applications sont inutiles, mais elles répondent à des besoins précis qui ne sont qu’une partie des usages,  différents du besoin d’accès et d’analyse ad hoc d’un utilisateur métier. Voilà ce qui justifie un nouveau type de Business Intelligence, dite « agile ».

 

Intuitivité, datavizualisation et performance

 

La principale caractéristique de la BI agile est donc la facilité d’usage, avec peu ou pas deTom-Pertsekos-presse.jpg formation. Cette intuitivité, c’est l’appropriation par l’expert métier d’un outil qui va permettre la production de ses propres tableaux de bord et analyses. L’effort d’abstraction est minimisé par rapport aux outils traditionnels. L’utilisateur peut expérimenter, changer de point de vue. L’outil doit donc permettre de manipuler les données pour mettre en lumière  les tendances ou les écarts constatés.

 

Ceci passe par une excellente capacité de représentation des phénomènes. L’utilisateur ne sait pas a priori quelles sont les corrélations qu’il recherche et espère qu’elles vont finir par apparaître nettement, en compulsant les données. Or, les phénomènes se présentent différemment en fonction du type de représentation choisie. La datavisualization doit donc aider l’utilisateur à choisir celle qui sera la plus adaptée pour ce qu’il veut démontrer. D’où l’intérêt d’un outil qui propose des modes de représentation en fonction du type de données disponible. Il faut que le résultat soit obtenu très rapidement après chaque changement d’angle, de point de vue ou de variable. La performance est un prérequis absolu pour que l’utilisateur s’approprie l’outil au quotidien.

 

Un autre facteur d’agilité est la capacité des outils à prendre en compte des données exogènes, (extérieures au SI). Qui n’a pas rêvé de pouvoir charger dans son système des éléments concurrentiels variés pour pouvoir mettre en exergue un aspect précis en rapport avec les données réelles de l’entreprise ? Ainsi l’utilisateur fait son budget sur Excel, mais il souhaite fréquemment pouvoir l’utiliser à titre de comparaison. Il faut donc qu’il puisse accéder à ses données personnelles avec l’outil de la même manière qu’il accède aux données de l’entreprise. Cette logique s’étend plus généralement aux données publiques, alors que l’Etat français promeut ouvertement l’Open Data. Corréler les données exogènes avec celles de l’entreprise pour produire des analyses comparées est un souhait fort des utilisateurs. Ils ne supportent plus devoir rester uniquement enfermés dans des jeux de données proposés en amont par l’IT. La vraie vie n’est pas toujours là où on le décide !

 

Au-delà de l’intégration des différents formats, la problématique principale réside dans le rapprochement de ces données extérieures avec le SI de l’entreprise, dont la granularité est différente. Il est également nécessaire de se poser la question du contrôle de la qualité de ces données. L’utilisateur doit en être responsable : c’est le prix à payer pour être agile et autonome.

 

Le positionnement de la BI agile vis-à-vis de la BI d’entreprise

 

La démarche agile implique de plus en plus des composantes de travail collaboratif au sein de l’entreprise – certains parlent même de BI collaborative. Ainsi, une fois que l’utilisateur a fait son choix parmi ses données exogènes, les tableaux de bord qui les regroupent devront être partagés très facilement. Grâce au modèle - à la mode - du « nuage privé », d’autres utilisateurs pourront ainsi reprendre des informations auparavant inaccessibles, ce qui favorise l’émergence de nouvelles analyses et de nouvelles solutions. Dans les faits, il s’agit également de pouvoir commenter des résultats grâce à des forums et des fils de discussions autour des analyses. Cela permet d’apporter une valeur métier nette. La demande des utilisateurs concerne alors surtout la fluidité avec laquelle ils pourront gérer cet aspect : hors de question d’avoir à se déconnecter et se reconnecter à plusieurs reprises entre divers outils pour collaborer et partager au sein de l’entreprise.

 

Plus généralement, BI agile et BI d’entreprise ne peuvent être dissociées. D’un côté, la BI d’entreprise peut nourrir la BI agile. Cette dernière doit pouvoir accéder aisément aux structures de données, datawarehouse ou datamarts. L’existant, en termes de rapports et de requêtes, sert de point de départ solide pour les analyses et tableaux de bords des utilisateurs agiles, qui bénéficient des représentations métiers déjà réalisées des données. A l’inverse, il est capital de pouvoir récupérer les analyses et tableaux de bord produits par ces utilisateurs agiles pour alimenter en retour la BI d’entreprise. Cela permet de récupérer efficacement des composants métiers qui serviront de cahier des charges, de prototype, pour une industrialisation, un paramétrage ou une diffusion massive.

 

Les deux BI se complètent donc, avec de nombreuses zones d’adhérence, source de valeur ajoutée. Une solution de BI agile ne répond pas seule à l’intégralité des besoins de l’entreprise. Idem pour la BI d’entreprise. Seule la complémentarité des deux approches permet de couvrir un spectre suffisamment large des usages.

 

Répondre aux futurs enjeux

 

Depuis quelques temps, les problématiques liées à la mobilité émergent avec force en BI. Il est évident qu’elles participent à l’agilité. Tout outil de BI va donc devoir rapidement intégrer cette composante pour répondre aux besoins de rapidité, d’accessibilité et de souplesse des fonctions de reporting, en mode online comme offline. La dimension mobile oblige à aborder le plus rapidement possible, à la fois les contraintes technologiques et les contraintes pratiques (affichages, navigations…). Elles s’avèrent en effet très différentes d’une utilisation classique de l’informatique décisionnelle. Conserver son agilité se fera au prix d’une adaptation en conséquence.

 

Par Bruno Chotin, expert produit BI, et Tom Pertsekos, directeur marketing produits, Coheris


Par Décideur Public - Systèmes d'Information - Publié dans : Tribune libre
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