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Décideur Public - Univers Numérique

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L'Université Joseph Fourier devient la 1ère université française à obtenir le statut de Participant au European Code of Conduct for DataCenter

Publié par Décideur Public - Systèmes d'Information sur 17 Octobre 2011, 16:20pm

Catégories : #Actualité

Schneider Electric, spécialiste mondial de la gestion de l’énergie, accompagne l'Université Joseph Fourier (UJF) de Grenoble dans sa démarche de mise en place d’infrastructures mutualisées éco-responsables. Cette démarche lui a valu de devenir la première université française et la 3e université en Europe à obtenir le statut de « Participant » au « Code of Conduct for DataCenter » de l’Union Européenne. Les organisations signant ce code de conduite s’engagent à favoriser la performance énergétique des datacenters en appliquant les préconisations de la Commission Européenne portant sur la gouvernance des infrastructures, le choix des équipements, de la climatisation et la gestion des données.

L'Université scientifique et médicale Joseph Fourier, classée dans le top 100 des meilleures universités mondiales en Physique et en Sciences expérimentales et Mathématiques, offre à ses 17 000 étudiants, des formations diversifiées, de haut niveau et ouvertes à l’international. L’UJF accompagne les vocations des jeunes vers les métiers des services, de l'industrie et de la recherche, de la licence professionnelle au doctorat. Forte de plus de 50 laboratoires, l'UJF développe une recherche d'excellence. Enfin, présente dans cinq pôles de compétitivité et deux instituts Carnot, l'UJF est une université tournée vers l'entreprise.

ujf-universit2-farid-ouabdesselam.jpg« Notre Université est fortement engagée en faveur du développement durable à travers la mise en œuvre d’un "Plan vert" qui poursuit un objectif précis : l’économie des ressources, soit diviser par quatre nos émissions de CO². En outre, nous proposons à nos étudiants un large panel de formations dans le domaine de l'environnement et des nouveaux métiers liés au développement durable : nouvelles énergies, nouveaux matériaux, constructions écologiques, etc. », déclare Farid Ouabdesselam, Président de l'Université.

Par ailleurs, la présence du groupe national EcoInfo du CNRS, au sein de l’université constitue un soutien important, tant au niveau de l’approche globale (le groupe Ecoinfo a également le statut « Endorser » au CoC) que des différentes approches techniques.

Un inventaire effectué au sein de l’université a répertorié 44 salles machines réparties sur l’ensemble des 147 bâtiments de l’établissement et sur plusieurs dizaines de laboratoires de recherche. Un audit énergétique réalisé par Schneider Electric et Bull a mis en évidence un manque d’efficacité énergétique avec un PUE moyen de 2,5. Ceci représente une consommation énergétique estimée à plus 1,5 MW soit un coût énergétique annuel de plus de 600 000 € pour une capacité d’hébergement maximale de 590 kW IT.

Le constat révèle également que la majorité de ces salles ne sont pas ou peu mutualisées, n’offrent pas ou peu de sécurisation et de fiabilité, ne bénéficient pas d’un suivi et sont basées sur des choix de conception et/ou de configuration empêchant d’atteindre la capacité nominale de refroidissement.

Face à cette situation, « il nous est apparu nécessaire d’orienter nos choix vers des solutions, non seulement plus mutualisées et adaptables aux différents niveaux de services rencontrés, mais aussi et surtout éco-responsables », précisent Jérôme Le Tanou, responsable du Pôle Infrastructure au sein de la Direction du Système d'Information de l’UJF, et Françoise Berthoud, responsable du groupe de travail  EcoInfo du CNRS. 

Pour la première salle de 33 m², Schneider Electric a livré un projet clé en main comportant :

  • Un volet informatique composé d’une rangée de 7 baies APC et de 3 modules de climatisation InRow RC disposant d’un confinement thermique arrière. Cette installation est gérée et supervisée par un système de gestion de température via Netboz et InfraStruxure Central.
  • Un volet thermique composé de deux groupes froid de 40kW fonctionnant en redondance N+1 et d’un réseau d’eau glacée permettant de générer et d’apporter le froid nécessaire aux modules de climatisation InRow RC.
  • Un volet électrique composé de bandeaux de prises pilotées et mesurées, d’un onduleur Galaxy 5000 de 60 kVA secouru par un groupe électrogène de 120 kVA.
  • Un volet détection/extinction incendie par gaz inerte.

Cette salle permet ainsi à l’université de disposer d’une capacité d’hébergement de 40 kW IT avec un niveau de redondance permettant de pallier à toute coupure d’énergie ou panne d’un groupe froid et une efficacité énergétique permettant d’obtenir un PUE (Power Usage Effectiveness) de 1,5.
 
Pour la seconde salle, d’une taille de 47 m², Schneider-Electric l’a mis à niveau sur le même modèle que la première salle et comprend :

  • 8 baies APC et 4 modules de climatisation InRow RC.
  • Un onduleur Galaxy 5000 de 40 kVA  et un groupe électrogène de 110 kVA.
  • Un groupe froid de 100 kW équipé d’un système de free-cooling (aéro-réfrigérant) permettant de refroidir le circuit d'eau glacée grâce à l'air extérieur sans démarrer le compresseur du groupe froid.
  • Une détection/extinction incendie par gaz inerte.

Cette salle permet ainsi à l’université de disposer d’une capacité d’hébergement de 100 kW IT avec un niveau de redondance partiel permettant d’assurer une continuité de service pour 40 kW IT en cas de coupure d’énergie. Dans les deux installations, la mise en œuvre de climatisations de précision InRow réglées à 27°C et un confinement de l’allée chaude ont permis un fonctionnement avec un régime d’eau élevé (13°C / 18°C au lieu de 6/8°C traditionnellement) entraînant une moindre consommation énergétique et l’utilisation du mode free-cooling air/eau sur des plages plus longues.

« La redondance et la fiabilité des installations ont par ailleurs été sollicitées en production puisque ces salles ont, depuis leur mise en service, subies plusieurs coupures électriques sans que ces dernières aient eu le moindre impact sur la production. Pour l’une d’elles, nous avons même subit une coupure d’énergie pendant 10 jours sans que les services hébergés soient impactés », indique Gaëtan Enderlé, Ingénieur du Pôle Infrastructure de la DSI de l’UJF et qui assure la gestion de ces salles.

Jérôme Le Tanou et Françoise Berthoud précisent : « Une approche éco-responsable complète implique d’avoir une excellente connaissance des besoins de la recherche, tout comme des services d’enseignement ou administratifs : la continuité informatique peut être dans certains cas une obligation critique. Structure d’enseignement mais aussi de recherche, l’UJF abrite par exemple des données stratégiques issues d’activités d’observation dont la valeur scientifique est précieuse et utilisées internationalement en permanence. Celles-ci nécessitent un accès 24/24, 365 jours par an. A contrario, les grilles de calcul peuvent supporter des coupures localisées sur certains éléments dans la mesure où la grille offre la possibilité de déplacer les données et les programmes vers un autre datacenter. Les technologies de refroidissement utilisées ne sont évidemment pas les mêmes en fonction des besoins et des contraintes ! Des solutions de climatisation de précision au plus près des équipements, aux solutions de free-cooling exclusif, il y a toute une palette de choix techniques qu’il s’agit de mettre en œuvre avec agilité en intégrant, par exemple, le niveau de disponibilité requis par une meilleure redondance de services entre différentes salles. L’UJF a décidé de mettre en place une infrastructure d’hébergement mutualisée eco-responsable, pour qu’à l’horizon 2015, l’établissement puisse disposer de 4 centres d’hébergement de 160 à 200 m² offrant une capacité utile totale d’environ 1000 kW IT permettant de répondre aux besoins d’hébergement de l’établissement. L’efficacité énergétique de cette infrastructure sera un des enjeux majeurs de ce projet avec pour objectif d’avoir un PUE inférieur à 1,4. La redondance devra être construite de façon agile à l’aide de la mutualisation des salles et des moyens de façon à ne pas impacter négativement le PUE. »

Cette démarche, en accord avec le « European Code of Conduct for DataCenter », doit permettre de générer des économies d’énergie qui représenteront également une économie financière d’environ 300 000 € sur la facture d'électricité annuelle. Le coût d’aménagement de ces salles pourrait être ainsi rentabilisé en quatre années.

 

Pascal Caillerez


 

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